Café lecture : Amérique du sud


Café lecture : Écrivains d’Amérique du Sud

Les romans, qu’ils soient cubains, argentins, péruviens, chiliens ou autres, sont le plus souvent les témoins d’une société violente, inégalitaire. Conquistadors, sociétés primitives, esclavage se sont nourris de cette violence qui a engendré des dictatures, des massacres, des exils.

Gabriel García Márquez, le colombien, issu du réalisme magique, les argentins Julio Cortázar et Ernesto Sábato, les mexicains Carlos Fuentes et Juan Rulfo, le péruvien Mario Vargas Llosa, le chilien José Donoso, les cubains Zoé Valdès et Guillermo Cabrera Infante, l’uruguayen Juan Carlos Onetti, les brésiliens José Amado ou Paulo Coelho… et ils sont bien plus nombreux encore. Sept d’entre eux ont eu le prix Nobel de littérature dont 3 poètes.

Impressions de lecture

« Entre Hommes » de German Maggiori ( Argentine)

L’action se déroule à Buenos Aires. L’auteur présente une galerie de personnages marginaux dans les sphères les plus hautes ou les plus basses d’une société en décadence. Ce livre exprime beaucoup de violence sans fard ni faux semblant. C’est un polar puissant très bien écrit.

  • « Une peinture au vitriol de l’Argentine de la corruption et des bas-fonds. Ce polar à l’écriture tranchante et maîtrisée claque comme un coup de fouet »

Isabel Allende (Chili) : « Les contes d’Eva Luna », « L’île sous la mer », « Portrait Sépia » …..

Douée pour les sagas familiales, elle connaît par cœur la trame qui finira par démêler tous les fils qu’elle prendra soin de disposer tout au long des différentes étapes.
Dans ces contrées de beauté inégale, décrites avec des mots souvent simples mais forts et profonds, tout semble tellement vrai, naturel qu’il est inévitable de se laisser happer par la puissance qui se dégage lorsqu’elle évoque « son » Chili.

  • Une écriture riche et agréable, des personnages fouillés, des touches d’humour.

« Éloge de la marâtre » Mario Vargas Llosa (Pérou)

Très amoureux, Don Rigoberto épouse en secondes noces Doña Lucrecia. Ce couple a beaucoup de fantasmes. Ils s’octroient des petits noms faisant référence à des tableaux dont leur demeure est décorée. Pour conserver la flamme, Don Rigoberto s’adonne à sa passion, ses ablutions avec grand soin. Son fils est moins enthousiaste à cette union et Doña Lucrecia s’en inquiète. Cette  beauté va tout faire pour plaire à son beau fils. L’histoire de fond est entrecoupée de fantasmes et d’interprétations du couple sur des toiles comme Jacob Jordaens, François Boucher, le Titien etc

  • « Ce roman est très court, se lit très vite et fait rire plus d’une fois. Je pense sincèrement qu’il faut aller jusqu’au bout du livre car il en mérite le détour, surtout pour la fin, surprenante. »

« Le roman de Yocandra » de Zoé Valdes (Cuba)

Réunis pour la première fois en un seul livre les deux volets de l’histoire de Yolandra : »le Néant quotidien » a valu l’exil en France en 1995 à cette cubaine née à la Havane en 1959, « Le paradis du néant ».

  • « Parfois féroce, parfois drôle, teinté de mélancolie, toujours passionné, l’opus de Zoé Valdez est une œuvre majeure sur l’exil et le coût de la liberté. »